{"id":566,"date":"2016-10-18T17:10:22","date_gmt":"2016-10-18T15:10:22","guid":{"rendered":"http:\/\/alainvanhecke.be\/?page_id=566"},"modified":"2020-01-31T15:14:05","modified_gmt":"2020-01-31T14:14:05","slug":"textes","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/alainvanhecke.be\/?page_id=566","title":{"rendered":"Textes"},"content":{"rendered":"<div class=\"mp-row-fluid motopress-row mpce-prvt-566-5e2195fcb81b2 mpce-dsbl-margin-left mpce-dsbl-margin-right motopress-bg-color-red motopress-shadow-bottom motopress-color-dark\">\n<div class=\"motopress-clmn mp-span12  mpce-dsbl-margin-left mpce-dsbl-margin-right motopress-bg-color-dark\">\n<div class=\"motopress-tabs-obj motopress-tabs-no-vertical motopress-tabs-padding-10 motopress-tabs-basic motopress-tabs-fullwidth\" data-atts=\"{&quot;active&quot;:0,&quot;rotateTime&quot;:0,&quot;tabsCount&quot;:6,&quot;vertical&quot;:false}\"><ul><li data-tab-no=\"0\" class=\"ui-tabs-nav-item\"><a href=\"#5d062a6081cc2\"><span class=\"tab-text\">Mani\u00e8re de voir (2019)<\/span><\/a><\/li><li data-tab-no=\"1\" class=\"ui-tabs-nav-item\"><a href=\"#5a1a9d9becab7\"><span class=\"tab-text\">Le Monde Diplomatique (2018)<\/span><\/a><\/li><li data-tab-no=\"2\" class=\"ui-tabs-nav-item\"><a href=\"#5918842f0820b\"><span class=\"tab-text\">Moments m\u00e9tropolitains (2017)<\/span><\/a><\/li><li data-tab-no=\"3\" class=\"ui-tabs-nav-item\"><a href=\"#587b4f969c91c\"><span class=\"tab-text\">Regards singuliers (2016)<\/span><\/a><\/li><li data-tab-no=\"4\" class=\"ui-tabs-nav-item\"><a href=\"#58e94e691071e\"><span class=\"tab-text\">La course du crayon (2015)<\/span><\/a><\/li><li data-tab-no=\"5\" class=\"ui-tabs-nav-item\"><a href=\"#587b4f969c91d\"><span class=\"tab-text\">Pour que tu m'aimes ... (2015)<\/span><\/a><\/li><\/ul>\n<div class=\"motopress-tab\" id=\"5d062a6081cc2\">\n<p>Ch\u00e8re X, <\/p>\n<p>Vite un dernier petit mot \u00e0 l\u2019issue de ce s\u00e9jour \u00e0 Paris. Je viens de terminer le livre de J. Beuys sur \u00ab\u00a0Qu\u2019est-ce que l\u2019art ?\u00a0\u00bb dont je te cite un passage : \u00ab\u00a0Au fond, dessiner, ce n\u2019est rien d\u2019autre que faire un plan, ou visualiser quelques chose, un ensemble de relations spatiales ou tout simplement un rapport de grandeurs\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Et comme tu vois sur cette carte, \u00e0 la lecture de ce livre et du monde diplomatique, je me suis remis \u00e0 dessiner en faisant des petits sch\u00e9mas, un m\u00e9lange de mots, de collages et de dessins. J\u2019aime mod\u00e9liser, tu le sais ; un peu comme on le fait au d\u00e9part avec un puzzle en s\u00e9parant les pi\u00e8ces selon l\u2019imagination du dessin, de ses desseins. <\/p>\n<p>En fait, lire ne me suffit pas pour comprendre ce monde fragment\u00e9, tel qu\u2019il est. Je veux pouvoir exprimer sa complexit\u00e9, son chaos et ses contradictions. Et ce bien s\u00fbr en toute simplicit\u00e9, sans aucun engagement ni pour la v\u00e9rit\u00e9, ni pour la justice, ni pour les in\u00e9galit\u00e9s.<\/p>\n<p>Je voudrais simplement montrer l\u2019histoire du monde dans lequel on vit comme un essai des multiples chemins de lecture possible. Car tout n\u2019est qu\u2019instant, rien n\u2019est stable, rien n\u2019est certain &#8230; mais aussi comme le dit si bien Marguerite Duras \u00ab\u00a0&#8230;et puis tout recommencera&#8230;\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Ces compositions dont je te livre un exemple ici m\u2019aide simplement \u00e0 structurer ma pens\u00e9e pour faire partager mon regard qui parcourt, s&rsquo;arr\u00eate, se perd, fuit, fouille, &#8230; <\/p>\n<p>De ton c\u00f4t\u00e9, tu vas bien ? J\u2019ai vu \u00e0 la TV que tu pr\u00e9sentais toujours \u00e0 la RTBF cette \u00e9mission un peu farfelue sur les \u00ab Potirons de W\u00e9pion \u00bb. Malgr\u00e9 ton travail, as-tu encore le temps d\u2019aller appr\u00e9cier ce beau lever de soleil sur la Meuse, sous un ciel bleu naissant au travers de la brume matinale ?   <\/p>\n<p>Voil\u00e0, je m\u2019arr\u00eate ici mais j\u2019esp\u00e8re qu\u2019on pourra se voir \u00e0 mon retour, pour parler de tout cela, avant mon d\u00e9part pour la Floride, \u00e0 bient\u00f4t donc&#8230; <\/p>\n<p>Je t\u2019embrasse, &#8230;<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"motopress-tab\" id=\"5a1a9d9becab7\">\n<p>Creuser l\u2019info et labourer plus profond que large, telles sont probablement les instigateurs inconscients de ce travail dans la recherche d\u2019un dialogue (d\u2019esth\u00e9tique et de c\u0153ur) avec le spectateur.<\/p>\n<p>Mon cheminement a consist\u00e9 dans le t\u00e9lescopage de la masse d\u2019informations re\u00e7ues, visuelles, auditives, bruyantes et surtout r\u00e9p\u00e9titives de tous les m\u00e9dias pour \u00ab b\u00e2tir quelque chose \u2026 ! \u00bb comme le vis-\u00e0-vis d\u2019un m\u00e9dia plus \u00e9labor\u00e9, choisi \u00e0 dessein, \u00e0 savoir \u00ab le Monde Diplomatique \u00bb. J\u2019ai ainsi constitu\u00e9 mon travail d\u2019abord \u00e0 partir de n\u00e9gatifs, d\u2019originaux du journal, structur\u00e9s et organis\u00e9s autour de l\u2019ann\u00e9e. Pour ce faire, j\u2019ai parcouru quelque 60 ans de ce journal (1954-1959 -> 2018).<\/p>\n<p>A partir de l\u00e0, je me suis mis \u00e0 r\u00e9interroger l\u2019information re\u00e7ue pour moi-m\u00eame d\u2019abord\u00a0ensuite sous forme d\u2019un essai esth\u00e9tique que j\u2019ai essay\u00e9 de rendre avec \u00ab\u00a0humour et po\u00e9sie\u00a0\u00bb pour servir d\u2019interpellation visuelle, sensitive et intellectuelle avec le spectateur.<\/p>\n<p>C\u2019est ainsi que quelques journaux ont \u00e9t\u00e9 reconstitu\u00e9s, sur des sujets choisis, \u00e0 l\u2019aide de d\u00e9coupages, scannages, gommages et floutages, etc\u2026 auxquels j\u2019ai ajout\u00e9 des \u00e9crits personnels, des dessins parfois aquarell\u00e9s ou encr\u00e9s, \u2026 !<\/p>\n<p>Le r\u00e9sultat se veut comme le questionnement sur la r\u00e9alit\u00e9 \u00ab\u00a0avec son image informative\u00a0\u00bb o\u00f9 le spectateur, graduellement s\u00e9par\u00e9 de son monde naturel y est seulement concern\u00e9 dans\u00a0un rapport, digitalis\u00e9 et\u00a0binaire avec l\u2019\u00e9cran.<\/p>\n<p>En effet, ce que celui-ci nous propose est tellement redondant et banalisant pour l\u2019\u00e9motion qu\u2019il en devient hypnotique pour quelqu&rsquo;un qui n\u2019essaie pas de r\u00e9fl\u00e9chir valablement et\/ou ne prend pas le recul n\u00e9cessaire sur ce qu\u2019on lui propose.<\/p>\n<p>Chaque travail a \u00e9t\u00e9 volontairement \u00ab\u00a0estampill\u00e9\u00a0\u00bb (en rouge) pour en certifier, comme un \u00e9cho, la recherche de sa v\u00e9rit\u00e9 propre, celle dont chaque chose devrait receler, tant soit peu qu\u2019elle ne soit pas d\u00e9finitive\u00a0\u2026 !<\/p>\n<p>Une question subsisterait\u00a0alors : cette v\u00e9rit\u00e9\u00a0(\u00ab\u00a0image informative\u00a0\u00bb) est-elle le monde\u00a0? Ou bien celui qu\u2019on veut nous montrer\u00a0? Pourrait-on vivre sans\u00a0? \u2026<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"motopress-tab\" id=\"5918842f0820b\">\n<p>Le passage dans un m\u00e9tro est toujours particulier, quel que soit l\u2019endroit, \u2026 il y a toujours quelque chose d\u2019intemporel : des sensations r\u00e9p\u00e9titives, saccad\u00e9es, une impression de d\u00e9vid\u00e9, des arr\u00eats et des d\u00e9parts, de la vitesse et du bruit, des dialogues confus avec des claquements de porte, des voix et des pas qui r\u00e9sonnent, \u2026.<\/p>\n<p>En plus, la musique diffus\u00e9e n\u2019est souvent ni chaleureuse, ni po\u00e9tique mais plut\u00f4t criarde comme une tentative rat\u00e9e de rencontre avec le sensible ou pour renouer un dialogue artificiel avec quelque chose \u2026 ou quelqu\u2019un que l\u2019on voudrait secr\u00e8tement reconna\u00eetre ! Une bonne partie des pens\u00e9es, des sentiments et relations de la vie courante (l\u2019empressement, la solitude, la fatigue, le doute \u2026 l\u2019ironie, \u2026) sont ainsi canalis\u00e9s, en coulisses, dans ce passage insolite et \u00e9ph\u00e9m\u00e8re mais oblig\u00e9, comme celui de l\u2019artiste entre deux apparitions sur sc\u00e8ne.<\/p>\n<p>Il s\u2019y d\u00e9gage ainsi une certaine contradiction entre l\u2019immobilit\u00e9 d\u2019une station et des galeries, \u2026 et le cycle des rames de M\u00e9tro qui nous aide \u00e0 y \u00e9chapper et retrouver une vie normale.<\/p>\n<p>Toutes ces sensations sont temporaires comme chaque fois emport\u00e9es dans un cycle apparition \/ disparition o\u00f9 se m\u00eale une odeur de poussi\u00e8re et de temps, press\u00e9 de passer, \u2026.<\/p>\n<p>Tout cela semble \u00e0 la fois tellement incoh\u00e9rent humainement mais fonctionnellement totalement coh\u00e9rent. On a ainsi envie de laisser au temps, le temps de faire son temps, \u2026 ou de le fuir, selon &#8230;<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"motopress-tab\" id=\"587b4f969c91c\">\n<p>Les codes ont chang\u00e9, \u2026 vraiment\u00a0?<\/p>\n<p>S\u2019agit-il de reproduire le visible ou de rendre visible\u00a0?\u00a0 Mais quoi, et avec quels desseins\u00a0? Ceux d\u2019une \u00e9motion, d\u2019une sensation, d\u2019une r\u00e9flexion int\u00e9rioris\u00e9e(s) qui, \u00e0 chaque travail, refait lentement surface comme un noy\u00e9 revenant progressivement \u00e0 la vie et \u00e0 la lumi\u00e8re.<\/p>\n<p>Ce qui est v\u00e9cu est ainsi mod\u00e9lis\u00e9 pour mieux en cerner les diff\u00e9rentes facettes lors du voyage int\u00e9rieur \u00e0 la limite d\u2019un secret d\u00e9sir, voire d\u2019un impossible dessein. Il s\u2019agit de surfer au gr\u00e9 des envies sur la polys\u00e9mie dont chaque chose rec\u00e8le (mots, images, couleurs, sensations, &#8230;) \u2026 et d\u2019en traduire le ressenti, le plus fid\u00e8lement possible, pour mieux les communiquer par le dessin, l\u2019\u00e9criture, la forme, \u2026 en allant \u00e0 l\u2019essentiel, mais sans en oublier l\u2019\u00e9tendue des \u00ab SENS\u00a0\u00bb\u00a0?<\/p>\n<p>Il y a l\u00e0 probablement comme un malin plaisir \u00e0 provoquer le spectateur en bouleversant les codes pour le retenir entre le va et vient du dessin, de l\u2019\u00e9crit et du cadre. Il s\u2019agit de l\u2019emmener le plus profond\u00e9ment possible et profiter de la moindre br\u00e8che pour lib\u00e9rer autre chose que ce que l\u2019on voit directement mais qui peut surgir dans l\u2019esprit de chacun entre les desseins du dessin et des mots.<\/p>\n<p>Le travail est fait pour guider le regard du spectateur sur un trajet, \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019un cadre, ou bien\u00a0pourquoi pas \u2026 pour l\u2019en faire sortir ? A lui de voir ce qu\u2019il veut faire, \u2026\u00a0il a sa libert\u00e9 de penser\u00a0! \u00ab\u00a0L&rsquo;art est une faille dans le syst\u00e8me\u00a0\u00bb disait Paul Klee\u00a0!<\/p>\n<p>Bon\u00a0! \u2026 Et ben moi qui voulait simplement apprendre \u00e0 dessiner selon les r\u00e8gles de l\u2019Art\u00a0\u2026 .<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"motopress-tab\" id=\"58e94e691071e\">\n<p>Texte \u00e0 deux voix (r\u00e9alis\u00e9 avec Myriam Sevrin) sur le th\u00e8me du crayon !<\/p>\n<p>Je suis le p\u00e8lerin<br \/>\nDes mots et des images<br \/>\nCelui qui trempe sa plume dans l&rsquo;encre sombre<br \/>\nRaconte son histoire<br \/>\nSe remet chaque jour \u00e0 l\u2019ouvrage<\/p>\n<p>Un \u00eatre qui aime particuli\u00e8rement l\u2019humour<br \/>\nLes signes, les traces, la musique du vent<br \/>\nComme celle de la Nouvelle Orl\u00e9ans<br \/>\nIl ne faut surtout pas me prendre au s\u00e9rieux<br \/>\nJe ne suis qu\u2019un homme de passage !<\/p>\n<p>Mais finalement, les mots, les livres, les tableaux<br \/>\nQue sont-ils donc ?<br \/>\nIls sont ce que je dis d&rsquo;eux<br \/>\nCe que je vois d&rsquo;eux<br \/>\nCe que je pense d&rsquo;eux<\/p>\n<p>Ils sont une partie de moi-m\u00eame<br \/>\nMoi, qui ne suis que signes<br \/>\nPens\u00e9es, taches et mouvements !<br \/>\nJe suis aussi le pinceau<br \/>\nQui trempe son poil dans l&rsquo;eau<\/p>\n<p>Le souffle qui anime les cr\u00e9ations<br \/>\nQuand je pense aux mots et aux images<br \/>\nJe me mets automatiquement \u00e0 l\u2019ouvrage<br \/>\nParfois, je chute et tr\u00e9buche<br \/>\nMe redresse comme un crayon bien taill\u00e9<\/p>\n<p>Je reprends alors la route<br \/>\nSans aucun doute<br \/>\nPour tracer les mots<br \/>\nQui de tous temps<br \/>\nSont venus \u00e9clairer les illustrations !<\/p>\n<p>La ligne, la trace cheminent<br \/>\nRacontent une histoire, passent partout<br \/>\nS\u2019arr\u00eatent et se demandent<br \/>\nEncore et toujours<br \/>\nQui suis-je finalement ?<\/p>\n<p>Plume, pinceau, crayon, stylo<br \/>\nCouleurs ardentes, mati\u00e8re ?<br \/>\nPure imagination ?<br \/>\nEn tout cas<br \/>\nJe suis des mots<\/p>\n<p>Des mots qui se cherchent<br \/>\nEn vivant le silence<br \/>\nLa pr\u00e9sence ou l\u2019absence<br \/>\nComme un reflet de miroir \u2026<br \/>\nSuis-je devant ou dans l\u2019image ?<\/p>\n<p>Face aux traits qui se prom\u00e8nent sur la feuille<br \/>\nJe me sens comme une trame qui se lie \u00e0 sa cha\u00eene<br \/>\nSous les doigts habilles de P\u00e9n\u00e9lope<br \/>\nJe suis signes, lignes harmonieuses<br \/>\nCourbes d\u2019hommes et de femmes<\/p>\n<p>Droites, angles, limites de l\u2019image<br \/>\nUn tissu qui raconte<br \/>\nCe qui parfois ne se dit pas<br \/>\nToile blanche du p\u00e8lerin<br \/>\nVibrante en noir et blanc, color\u00e9e &#8230;<\/p>\n<p>Je r\u00e9v\u00e8le des \u00e9motions,<br \/>\nDes sentiments, des pens\u00e9es qui surgissent<br \/>\nSur le papier ou sur le sable<br \/>\nQuand vient jouer sur lui<br \/>\nLa mouvance de l\u2019\u00e9criture, d\u2019une \u00e9cume de la mer<\/p>\n<p>Bien s\u00fbr, je dois souvent me r\u00e9p\u00e9ter<br \/>\nRevenir sur mes pas, parfois en effacer les traces<br \/>\nRecommencer le travail, l\u2019actualiser<br \/>\nComme le font le sac et le ressac<br \/>\nDes bords de l\u2019oc\u00e9an \u2026<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"motopress-tab\" id=\"587b4f969c91d\">\n<p>Au rythme effr\u00e9n\u00e9 des \u00ab j\u2019aime \u00bb, Facebook scan et digitalise nos photos, nos attitudes, nos r\u00e9flexions et opinions \u2026 . La propri\u00e9t\u00e9 de notre personnalit\u00e9 est ainsi reprise et enregistr\u00e9e \u00e0 notre insu tandis que d\u2019autres vilipendent, au nom de la vie priv\u00e9e, l\u2019enregistrement de certains crit\u00e8res d\u2019identification bien moins intimes dans le cadre de la vie en soci\u00e9t\u00e9 !<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 cette contradiction, ce besoin de se rechercher, de se reconna\u00eetre et de se congratuler mutuellement s\u2019apparente \u00e0 une \u00ab digitaline \u00bb de la communication. Elle s\u2019incruste ainsi dans nos vies faisant scintiller nos \u00e9crans au rythme des additions de \u00ab j\u2019aime \u00bb et des actualisations de \u00ab statuts \u00bb.<\/p>\n<p>Alors que Facebook \u00e9tait encore dans le n\u00e9ant, c\u2019est avec d\u00e9rision et humour que quelques auteurs ont d\u00e9j\u00e0 illustr\u00e9 ce besoin de se lancer des louanges sans pudeur pour calmer les d\u00e9mangeaisons de la solitude :<\/p>\n<p><em><strong>Moli\u00e8re<\/strong><\/em> : La fameuse sc\u00e8ne des Femmes savantes, o\u00f9 Vadius et Trissotin s\u2019adressent l\u2019un \u00e0 l\u2019autre des louanges ridicules, est dans cet esprit.<\/p>\n<p><strong><em>Erasme<\/em><\/strong> : On lit dans l&rsquo;\u00c9loge de la folie \u2026 \u00ab Rien n&rsquo;est plus plaisant que de voir des \u00e2nes s&rsquo;entre-gratter, soit par des vers, soit par des \u00e9loges qu&rsquo;ils s&rsquo;adressent sans pudeur : &#8211; Vous surpassez Alc\u00e9e, dit l&rsquo;un. &#8211; Et vous Callimaque, dit l&rsquo;autre. &#8211; Vous \u00e9clipsez l&rsquo;orateur romain. &#8211; Et vous, vous effacez le divin Platon ! \u00bb.<\/p>\n<p><strong><em>J. de la Fontaine<\/em><\/strong> : Il est une traduction litt\u00e9rale du latin \u00ab asinus asinum fricat \u00bb qui a \u00e9t\u00e9 sortie de l\u2019oubli par Jean de la Fontaine, dans \u00ab Le lion, le singe et les deux \u00e2nes \u00bb. Il est n\u00e9 de l&rsquo;habitude qu&rsquo;ont les \u00e2nes (r\u00e9put\u00e9s \u00e0 tort pour \u00eatre idiots) de se frotter l&rsquo;un \u00e0 l&rsquo;autre pour calmer leurs d\u00e9mangeaisons.<\/p>\n<p>Tout cela m\u00e9rite donc bien la rencontre de quelques captures d\u2019\u00e9cran prises sur la toile avec des mots ou expressions choisis au travers d\u2019une pratique personnelle du dessin pour \u2026 autre chose !<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Mani\u00e8re de voir (2019)Le Monde Diplomatique (2018)Moments m\u00e9tropolitains (2017)Regards singuliers (2016)La course du crayon (2015)Pour que tu m&rsquo;aimes &#8230; (2015) Ch\u00e8re X, Vite un dernier petit mot \u00e0 l\u2019issue de ce s\u00e9jour \u00e0 Paris. 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